Vos partenaires en adoption : Les Organismes Agréés
S’il existe un incontournable en adoption au Québec, il s’agit bien des organismes agréés (OA) :
pourquoi sont-ils alors si peu connus ? Probablement parce que les OA n’ont d’autre tribune que le site officiel du Secrétariat
à l’Adoption Internationale et parce qu’ils sont la plupart du temps gérés par des bénévoles qui ont bien d’autres soucis
que la publicité autour de leur œuvre.
Qu’est-ce qu’un organisme agréé ?
Un organisme agréé a pour mission de défendre les droits des enfants, de promouvoir leurs intérêts ou
d’améliorer leurs conditions de vie, en conformité avec les principes auxquels adhèrent le Québec et la communauté internationale
dans le cadre de la Convention de La Haye.
Cette convention internationale, conclue à La Haye, le 29 mai 1993 :
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Reconnaît que l’enfant, pour l’établissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans un milieu familial, dans un
climat de bonheur, d’amour et de compréhension ; |
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Rappelle que le maintien de l’enfant dans sa famille d’origine doit être la première solution ; |
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Reconnaît que l’adoption internationale peut présenter l’avantage de donner une famille permanente à l’enfant pour lequel
une famille appropriée ne peut être trouvée dans son pays d’origine. |
En respectant ces règles, l’OA a comme responsabilité d’aider, de soutenir et de conseiller dans son
projet les adoptants qui ont recours à ses services.
Choisir un organisme à son image
Les activités d’un organisme agréé sont encadrées légalement. L’organisme doit être dûment constitué en
vertu de la Partie III de la Loi sur les compagnies. Son conseil d’administration, composé au minimum de cinq administrateurs,
doit veiller à ce que l’organisme effectue les démarches d’adoption, conformément à la loi, à sa mission, au Code d’éthique
des organismes agréés du Québec en adoption internationale auquel il est soumis, le tout dans le respect des droits de
l’enfant et de l’adoptant.
Outre cette information, certaines questions peuvent être plus ou moins pertinentes au moment où l’on
s’informe sur un organisme, selon les valeurs de chaque adoptant : alors que pour certains seule la fin importe, d’autres
voudront bien s’informer sur les moyens…
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Les administrateurs sont-ils rémunérés ou bénévoles ? Qu’en est-il des employés et/ou collaborateurs ? |
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Ces gens sont-ils des parents adoptants ? Et si non… pourquoi ont-ils bien pu choisir de servir cette cause ? |
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À quel endroit l’organisme mène-t-il ses affaires ? Dans une maison privée ou dans un chic bureau tout en haut d’une tour?...
Peut-être aussi quelque part entre ces deux extrêmes… |
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Quels sont les services offerts par l’organisme ? |
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Des réunions d’informations structurées ou un service en ligne ? |
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Des services pré/post adoption obligatoires ou optionnels ? |
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Un service de parrain/marraine pour vous soutenir… ou un service en ligne pour répondre à vos questions ? |
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Des services de voyages organisés ou de l’information pertinente pour préparer soi-même le premier voyage de bébé ? |
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Des activités sociales qui vous permettront d’échanger avec d’autres familles ? |
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Comment et selon quelle fréquence l’organisme agréé entretient-il ses relations avec les pays étrangers ? |
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A quoi serviront les sommes déboursées ? Quelle portion ira au pays d’origine, et à qui sert-elle au juste?
Quelle portion est conservée par l’organisme ? |

Les OA : la mine d’or de l’information en adoption
On doit comprendre que personne – à part peut-être quelques très rares individus – ne peuvent connaître
les critères et procédures de TOUS les pays à TOUT moment, ni TOUS leurs tenants et aboutissants… Une raison de plus pour bien
préparer votre premier appel dans un organisme agréé !
Parce qu’expérimentés, ces intervenants pourront vous guider à travers les méandres de l’adoption et
vous aider à faire le bon choix étant donné votre situation et vos attentes, par exemple :
Les critères du pays d’origine
Bien qu’incontournables, ils sont parfois sincèrement irritants. Bien sûr, il y a les critères d’âge, de mariage…
mais aussi parfois des demandes spécifiques par rapport au poids, à l’état de santé physique et mentale des postulants…
Parfois même a-t-on droit à des spécificités – plus souvent non écrites – sur des sujets plus litigieux comme la race ou
l’orientation religieuse. Les pays d’origine sont souverains dans l’élaboration de ces critères qui ne reflètent malheureusement
pas la réalité de notre Charte des Droits et Libertés de la Personne… Et ils changent souvent à tout moment !
Bébé ou jeune enfant ?
Soyons logiques : les parents sont nombreux à souhaiter adopter de très jeunes enfants, toutefois ce
désir ne correspond pas à la réalité des orphelinats. Même si les services post-adoption sont de plus en plus disponibles pour
aider les parents, et que certains pays nous ont par le passé donné des exemples de fratries d’enfants de 3, 5, 7 ans ayant
donné des résultats d’intégration fort surprenants, il importe que votre démarche vous corresponde. Tout peut bien se vivre,
tant que cela résulte d’un choix conscient, éclairé… et bien préparé !
Garçon ou fille ?
Selon les pays, des garçons ou des filles peuvent être proposés… Mais il importe parfois dans certains cas de réviser
ce critère de sélection : le besoin d’adopter une fille est-elle juste une image préconçue de l’adoption projetée
notamment par la Chine, ou prend- sa source dans un besoin plus grand ? De toute façon, les OA sauront accueillir ce souhait
dans le plus grand respect, et ce, tout en prenant également en considération les critères de sélection de chaque pays.
Grossesse de lapin… ou d’éléphant ?
Combien de temps faut-il pour accueillir un enfant parmi nous ? Alors que de la Corée certains bébés
se sont pointés bien avant que les parents aient eu le temps de vivre ce qu’il convient d’appeler la gestation psychologique …
certains adoptants en Thaïlande ont attendu plus de trois ans avant même qu’un enfant leur soit proposé. Bien que le résultat
soit le même dans les deux cas, il importe à chacun d’avoir, d’entrée de jeu, des attentes réalistes à ce chapitre.
Adoption ouverte ou fermée ?
Alors que certains parents trouvent rassurants le fait que l’enfant à adopter ait été abandonné et que
les parents biologiques demeurent introuvables, d’autres voudront se tourner vers des pays d’origine donnant plus
d’informations sociodémographiques ou médicales sur les parents de l’enfant.
Une troisième catégorie de parents adoptants est même prêt à rester en contact – à travers les
organismes concernés - avec les parents biologiques de son enfant : il s’agit alors d’adoption ouverte. Entre autres, des adoptions
de ce type sont faites avec Taiwan et Haïti. Bien que certaines mères biologiques refassent leur vie et lâchent prise, d’autres vont
continuer de correspondre avec leur enfant et ses nouveaux parents. Peu importe la décision qu’on aura prise, il faut donc être prêt
à respecter ses engagements jusqu’au bout… tant avec notre enfant qu’avec ses parents biologiques !
Processus long ou court ?
Alors qu’avec certains pays toutes les démarches sont terminées au bout de 24 mois, certains autres demandent
aux parent des rapports progrès pouvant s’échelonner sur une période allant parfois… jusqu’à dix-huit ans !
Voyage ou escorte ?
Bien que certaines personnes tiennent absolument à visiter le pays d’origine de leur enfant (quitte à prendre
des risques ce faisant), d’autres préfèrent plutôt se préparer à recevoir tout frais et dispos leur enfant à l’aéroport. D’autres,
pour des raisons médicales ou professionnelles, ne peuvent tout simplement pas quitter le pays. À vous de voir quelle est la formule
qui vous convient le mieux et l’intégrer tout de suite à votre projet.
Orphelinat ou famille d’accueil ?
Les enfants de Thaïlande, de Taiwan ou de la Corée sont bel et bien heureux dans leur pays. Pas selon nos
standards nord-américains, mais selon ce qu’eux connaissent : le sourire de leur nounou, la rigueur de leur éducatrice, la sécurité
de la routine, l’odeur du repas servi, la douceur de leur petit nid.
Une nouvelle tendance est aux familles d’accueil qui facilitent souvent l’intégration des enfants dans leur
famille parce qu’alors moins institutionnalisés. Il ne faut pas oublier qu’un des effets pervers est le trop grand attachement de
l’enfant à cette famille d’accueil, et les grandes blessures émotives qui résultent de leurs adieux.
Ce qu’il importe par-dessus tout de s’assurer, c’est que les enfants vivent dans les meilleures conditions
possibles, eut égard à leur réalité d’orphelin.
Bien sûr cette liste de questions n’est-elle pas exhaustive, mais elle vous aidera sans doute à bien diriger
votre quête d’informations pour bâtir un projet d’adoption qui vous ressemble le mieux possible.
En conclusion
Rappelons en conclusion la responsabilité des OA : d’aider, de soutenir et de conseiller dans son projet
l’adoptant qui a recours à ses services. Ce sont des organismes de services ayant pour principal objectif l’intérêt supérieur de
l’enfant.
C’est donc dire que l’adoption internationale vise à trouver des parents pour un enfant et jamais le contraire.
Dans cette subtilité réside toute l’essence de la tâche de ces salariés et/ou bénévoles qui sont les pierres angulaires du processus
d’adoption au Québec et qui travaillent quotidiennement sur la corde raide des relations internationales et des émotions fragiles
des parents en démarche d’adoption.
Malheureusement, à travers le rythme effréné de la vie d’aujourd’hui et les valeurs que l’ère de consommation
nous a insufflés, il est facile de s’éloigner – momentanément du moins – de l’essentiel.
Ces intervenants sont aussi là pour vous rappeler, dans vos moments de hâte, d’appréhensions, d’angoisses
dans l’attente, que c’est bien de l’intérêt d’un enfant qu’il s’agit… et que rien ne sera plus important bientôt que l’amour
inconditionnel qui vous liera à cet être que la vie vous avait bel et bien destiné.
Bonne route !
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